Résumé

Les politiques et les mesures d'incitation économiques des dernières décennies ont contribué à la dégradation excessive du capital naturel et à une augmentation considérable des risques environnementaux. Les avantages, en terme d'emplois et revenus, générés par ces modèles économiques ont été largement insuffisants pour compenser les coûts liés aux externalités sociales et environnementales, d'autant plus que ces coûts, non pris en compte par le mécanisme de marché, sont souvent assumés par les couches de population les plus pauvres ou par les pays les moins outillés en terme de réglementation environnementale et sociale. La transition vers un nouvel ordre économique appelé « économie verte », et qui a été placée au centre des discussions de la Conférence Rio + 20 en 2012, apparaît comme l'un des moyens précieux dont dispose les pays et la communauté internationale pour parvenir à une croissance dans une perspective de développement durable et d'élimination de la pauvreté et des inégalités sociales. L'économie verte vise donc à créer des possibilités d'emploi et de travail décent pour tous, tout en préservant les biens et services écosystémiques pour le bénéfice des générations actuelles et futures.

Cet objectif s'aligne dans la Stratégie économique de la Francophonie qui met en évidence la nécessité de concilier croissance économique, lutte contre la pauvreté et les inégalités, sauvegarde du capital naturel et réduction de la vulnérabilité face aux changements climatiques et autres risques environnementaux. Les outils de l'économie verte sont justement au cœur de cette démarche car ils servent à analyser les options de développement économique et social, et à orienter les décisions dans une voie d'optimisation des ressources naturelles, de limitation des déchets et d'équité sociale.

C'est ainsi que l'Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) et ses partenaires, le Centre International des Technologies de l'Environnement de Tunis (CITET), l'Université Senghor d'Alexandrie (US) et l'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) se sont engagés ensemble à mettre en œuvre une coopération afin de concevoir et réaliser un programme quinquennal 2014-2018 (Economie Verte Afrique -EVA) tout en capitalisant leurs acquis en terme d'expertises environnementales et du développement durable dont l'objectif est de renforcer les capacités des pays francophones d'Afrique dans leurs processus de planification nationale de développement. Le programme comporte quatre composantes à savoir la formation qui a pour objectif de créer des connaissances de base sur l'économie verte et les outils associés; l'accompagnement qui permettra d'appuyer les bénéficiaires dans les pays pilotes dans l'utilisation des nouvelles connaissances acquises; l'échange de savoir à travers une plateforme collaborative qui permettra de créer un réseau entre acteurs sur la thématique de l'économie verte et le plaidoyer qui permettra de mettre en place des communautés d'experts et des comités interministériels dans les pays.

A la fin du projet, il est attendu que les connaissances des pays sur l'Économie verte soient améliorées, les pays qui seront accompagnés disposeront des outils nécessaires à l'élaboration de leur politiques en économie verte et une plateforme collaborative sera opérationnelle afin de mettre en réseau les personnes intéressées par la promotion d'une économie verte en Afrique. L'expérience acquise dans les pays pilotes sera appliquée dans les autres pays afin d'assurer la replicabilité du projet.

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